Poésie d’aloïse McNorton


Parfois je veux tout casser
Cette colère surgit en moi et je ne peux plus l’étouffer
On étouffe dans ce monde qui ne laisse que les 1% respirer
Qui sont-ils ces mécréants invisibles mais immunisés ?
Immunisés contre la peur, la souffrance, le viol et la pauvreté
Véhiculeurs de haine, de phobies et de -ismes systématisés
Mais immunisés aussi contre la vie
Quelle vie ont-ils vraiment ceux qui n’ont jamais eu à se battre ?
Jamais eu à défendre leur droit d’exister ?
La lutte est ce qui rend plus fort.
Ils ne savent pas lutter eux, mais que réprimer
Ils ne savent rien inventer eux, que tout supprimer
Ils ne pourront tenir indéfiniment
Quand le peuple entier, éveillé, prendra ses armements,
Ils crouleront sous le poids de la liberté,
Car ils n’ont jamais mis leur vie en danger
- Ils ont leurs chiens pour cela.
Ils n’ont jamais appris ce que c’est que la vie
Ni jamais ressenti ce que c’est qu’aimer autrui.
Nous, nous savons perdre et créer, eux ne savent que se cramponner,
Ce sont comme des vases vides
- Robustes mais creux,
Nous notre vase est plein de liquide
- D’eau de vie.
Nous pouvons nous exalter devant la beauté, comme nous déprimer face à leurs murs en béton
Mais, nous ne cèderont jamais à la tentation de devenir gris pâle comme eux, entourés de barbelés – Défense d’entrer
Ils n’ont pour s’amuser que leur argent
Et ne sauraient que faire sans,
Quand on perce ce cœur, il est sec
Le nôtre pleure, et le sang se vide
Il coule les rues et se régénère,
Se transmet de mère en fille.
Ce sang plein de vie ne peut être meurtri,
Quand comprendrez-vous que vous ne pourrez supprimer la vie ?
L’espoir coule dans nos veines
Et il coulera libre et rouge jusqu’au jour
Où vos libertés seront miennes.

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