Gouttes cristallines & Ode à l’oubli


Gouttes cristallines

Sur ce commencement dégoulinant,

Je glisse abusivement

Tes pas évaporés guident ma volonté interrompue

Et j’arbore des pensées abstraites et confondues.

Si les cils de mon cœur tombent

Prompte seront les traversées de ton plomb

Mais révélé par la coulée de tes mots et la griffante forme de ton être

La buée envahissante remplace mes bleuets sphères.

Pourtant, le grain de ta peau contre la goute de ma paume

Reste le plus poétique des baumes.

Ode à l’oubli

Le froid me glace le sang, mais sans ça je m’agace de toi.
Nuit noire, marre que mes pensées s’effacent une à la fois.
Regard vers l’horizon, ce sombre ciel marque ma raison
J’eus sans ta permission diverses émissions de sensations,
Un précipice pour ma passion mais pas l’abysse que nous attendions.
J’abîme mon sourire à cause d’un passé sans avenir.
Et m’habite cette envie, que d’ici nous puissions repartir.
Passons, nous n’avions pas la même vision de toute façon.
Les désirs s’émancipent, je suis celle d’hier mais d’aujourd’hui.
Maintenant, j’essuie ces traces que tu as laissées en fuite,
Déficelle sous la pluie ces souvenirs aux âmes difficiles.
En vain, lassé qu’autrui me considère lorsqu’il s’ennuie.
Hélas déjà fini, je perçois mon cœur qui crie famine.
Est-ce l’absurdité de la vie ou l’ironie qui m’a pris.

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