La Musicothérapie

L’apport de la musique en thérapie


La musicothérapie est une pratique paramédicale utilisée dans le domaine de la santé puisque celle-ci entreprend, par le sonore, par la musique, une démarche de soin parfois utilisée comme complément à un traitement médicamenteux. La musicothérapie trouve une place au sein des hôpitaux. C’est une thérapie particulière, car elle est non verbale, une caractéristique qui comporte de nombreux avantages.

Le fonctionnement de la musicothérapie

C’est dans de nombreux domaines comme la psychiatrie, la gériatrie, ou encore la pédiatrie, que la pratique de la musicothérapie s’installe. Le musicothérapeute, en charge de la thérapie, intervient auprès de patients qui peuvent avoir divers besoins selon leurs pathologies. C’est en fonction de ces besoins que le musicothérapeute adapte sa méthode de travail. La musicothérapie se compose de deux pratiques : la première opère grâce à une démarche active ; la deuxième, se concentre sur la réceptivité. Dans l’approche active, le musicothérapeute invite le patient à participer, à l’aide d’instruments simples d’utilisation ou de sa voix. Ensuite, certaines activités qui nécessitent de l’improvisation, de l’imitation, ou de la mémorisation sont proposées. Celles-ci peuvent stimuler certaines capacités que les patients ont perdues (source : Musicothérapie & Maladie d’Alzheimer, Nicolas MEYLHEUX). En ce qui concerne l’approche réceptive, elle offre essentiellement une écoute de diverses œuvres musicales dans le style choisi par le patient. Les formes sont variées. Il peut s’agir d’une interprétation par le musicothérapeute, d’une écoute d’une musique composée à visée anxiolytique, ce qui limite l’utilisation de médicaments anxiolytiques (source : « La musicothérapie s’installe en salle d’opération » Témoignage d’une équipe d’anesthésie de l’hôpital Cochin, Paris). L’écoute est un moment qui permet au patient de se détendre, et de diminuer son anxiété. La séance donne lieu par la suite à un bilan de la part du musicothérapeute, où l’on observe des informations tels que des progrès ou des changements chez le patient.

Les vertus de la musicothérapie

Certaines pathologies entraînent des pertes d’acquis, de capacités telles que la verbalisation, la mémorisation et d’autres. C’est notamment le cas chez les personnes atteintes de troubles neurocognitifs. Un trouble cognitif s’explique par une réduction de fonction, de capacités, qui permettent l’acquisition de connaissances. D’origine neuro- logique, il se rapporte au système nerveux. On retrouve ces troubles dans la maladie d’Alzheimer (source : Has-Sante). La musicothérapie peut parfois accompagner ces personnes dans une rééducation de ces capacités, que ce soit par des activités de mémorisation ou alors durant une séance d’écoute qui, en éveillant la sensibilité de certains, suscite des émotions pouvant aider les patients en difficultés de communication à s’exprimer. En plus du soin, c’est aussi un moment agréable qui permet partage et échange verbal ou non, et qui parfois permet d’éviter une dé- pression due à la solitude souvent présente. On retrouve particulièrement l’utilisation de la musicothérapie avant une intervention chirurgicale permettant d’obtenir chez le patient une fréquence cardiaque plus lente puisqu’elle diminue l’anxiété due à l’appréhension de l’opération de celui-ci, ce qui peut faciliter l’intervention et la rendre moins pénible.

Formation de musicothérapeute & limite de la musicothérapie

Être musicothérapeute demande une formation précise, même si le diplôme de celle-ci n’est pas reconnu par l’état français, il faut qu’elle soit justifiée par la fédération française de musicothérapie. Sans formation, la musicothérapie peut être risquée, car certaines musiques peuvent avoir un effet sur le patient qui n’est pas désiré, comme de l’angoisse ou de l’anxiété. On peut accéder à ce diplôme par divers moyens comme à l’université Paul Very à Montpellier qui dispose d’une licence de musicothérapie ou bien à l’université de Nantes qui offre une licence spécialisée en thérapie et musicothérapie. D’autres formations existent aussi comme l’AMB (Atelier de Musicothérapie de Bourgogne) et l’AMBx (Atelier de musicothérapie de Bordeaux) ; toutes deux délivrent un certificat de formation à la musicothérapie). À la suite de ces formations, la musicothérapie peut être pratiquée en tant que salarié dans un cabinet de thérapeute ou alors être pratiqué à titre indépendant. Les soins délivrés par la musicothérapie ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. Il ne faut pas oublier qu’il existe de multiples limites à la musicothérapie. Il est évident que face à une douleur trop importante cette thérapie seule s’avère inutile : un traitement médicamenteux sera nécessaire et privilégié. De plus, cette thérapie n’est pas stable puisque les effets peuvent varier d’une personne à l’autre, cela dépend de sa sensibilité et de son implication durant la séance. Si un patient n’y porte pas d’intérêt, celle-ci ne pourra mener à des résultats positifs.

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